img { max-width: 590px; width: expression(this.width > 590 ? 590: true); }

lundi 31 octobre 2011

malheureusement, aujourd'hui le titre c'est toi.


cher toi,
je me décide enfin à t'écrire, de t'exprimer tout mon p'tit malheur. J'voulais m'excuser du fait que l'on se soit trop aimé, ne me dis pas que cette histoire n'allait que dans un sens, si tu savais comment c'était ici, loin de toi, mon pauvre si tu savais. Arrête de mentir, de te mentir, je t'ai aimé. (Mal)heureusement je pense toujours à toi, après cette fin ridicule entre nos deux coeurs, je ne saurais t'expliquer pourquoi tout s'est terminé ainsi, mais j'ai été ridicule. Pauvre conne. Je tenais juste à m'excuser voilà, je sais que mes excuses sont ridicules par rapport à notre histoire, que tu passeras peut être à côté, que tu ne crois plus aucuns de mes mots, aucunes de mes phrases, mais j'y tenais. Je voudrais juste te serrer une dernière fois dans mes bras.

vendredi 14 octobre 2011






J'ai même plus envie de savoir comment tu vas. J'ai même plus envie d'entendre ta voix, de connaitre quelle nana tu baises en ce moment, ou quelle tournure prend ta vie. Tu viens te planter avec ton skate devant mon lycée, à mes heures de pauses, et jouant l'ignorant, avec ta clope à la bouche. J'ai même plus envie de comprendre pourquoi tu fais ça, ce que tu attends de mes réactions. Tu m'épuises. Je ne me mettrais pas à pleurer, mon indifférence sera ta seule réponse. Tout ça vire au harcèlement, alors certes, j'ai été flatté les quatre premiers jours, mais ça fait bientot un mois que nous n'existons plus. Je demande uniquement à sortir fumer ma clope, boire mon thé dehors, sans t'y voir. Tu n'aimes pas les études. Barre toi de devant mon lycée dans ce cas. Je t'en prie.
Allez, laisse moi un an en paix. Le temps que je déccroche ce foutu bac et que je me tire de cette ville. Tu ne verras plus jamais ma tête, c'est promis.

vendredi 7 octobre 2011






Ecorchée vive parce que j'comprends rien au bonheur. Qu'à chaque fois que j'y ai gouté, j'ai fini en pleurs. Je vais mal et tu ne t'en fais plus. J'voulais faire de notre passion la plus belle de mes histoires. Maintenant, il a un goût amer le mot avenir. J'ai froid. Ton rire. Les maux font de moi cette petite gosse à problème, on enchaîne mes larmes. Ca passera de toute façon, avec un mec ou une arme. Je suis toujours aussi sombre. J'ai cette envie de fuir, je comprends pas comment tu fais, quand tu me dis ne rester, d'assumer.

vendredi 2 septembre 2011

M'avouer que je peux te perdre. Et je tomberai un millième trop bas.





















Et puis.. des bisous, des câlins, des pétards, mes fringues partout, ton sourire, "bah quoi?" , ntm, powpowwwwwww, la galère du feu, "Ca date de quand ça ? " ca marche pas, tes soupes à la langue, des spectacles, des histoires folles, des vaches dans le champ en face, la rosée du matin, des feuilles collées à mes pieds, des rires, je veux le voir ! des steack, du café, uuuuuh, et du coca. Beaucoup trop de coca. c'est pas assez poivré, tiens. arrête, des bisous dans le dos, ta peau douce, trop douce. t'es jolie, mais si t'es jolie, des photos, des bouteilles, pleins de bouteilles, des tiquer de bus à 6euros, des stickers, moi, mon ventre, ton t-shirt ramones tout déchiré, les zapes a 03heures, les je sais je sais, "vééééééé ma cherie".. ect



Tu sais, malgré tout ça, je suis pas guerrie.

jeudi 11 août 2011









J'ai toujours eu du mal avec l'idée d'avancer. De tourner les pages. Laisser tomber mes vieilles habitudes de sale fille. Ne pas faire tourner en bourrique trois mecs en même temps, arrêter d'envoyer des messages d'amour à mon ex petite amie, être une nana égoïste.
Ouais, j'ai du mal à lâcher prise, ce que font les gens facilement, moi, j'ai un bloquage.



Quand le garçon que j'ai rencontré juste avant de passer mon bac me sort "on devrait recoucher ensemble", ça me met en colère et ça me rend triste. J'ai bavé dessus pendant des semaines, avant que le copain de ma meilleure amie m'ouvre les yeux, un jour "Non mais Emeline.. Sois sérieuse deux minutes, tu t'attendais à quoi en fréquentant un mec de dix ans ton aîné qui ne répond qu'à un message sur deux ?"
Ouais. Okey. Je suis une pauvre lycéenne naïve qu'on peut embobiner facilement. Alors j'ai arrêté de penser à lui.
Ca me met en colère et ça me rend triste quand le garçon que j'ai le plus aimé au monde, et qui m'a lâché pour se marier six mois après vienne me parler, après un an de silence. Qu'il vienne me poser des questions sur mon nouvel amour, sur mon bonheur, ma vie, maintenant. Pile quand je retrouve un sourire à peu près sincère.
Et puis, lui, là, il a déboulé un matin dans ma vie, comme un petit monstre énervé, qui chamboule tout sur son passage. Ca m'a plu, même si j'ai un peu eu peur. Enfin, j'ai toujours peur. Qu'il m'arnaque avec ses jolis mots, avec ses grandes envies, et son agitation de tout voir, tout faire. Qu'il parte aussi vite qu'il est rentré dans ma vie, et qu'il me laisse replonger dans mon mal toute seule. Alors je lui dis de ne me rien dire de tel, je lui dis s'il te plait, s'il te plait, ne me dis pas de jolies choses, garde les pour toi, je suis pas prete à les croire encore. Lui, il me dit que ça ne fait rien, qu'on a le temps, et que je verrais bien, qu'il va assassiner tous ces cons qui ont pourris mon cerveau à coup d'acte, à coup de patiente.

Alors je parlerai pas du bonheur. J'voudrais pour rien au monde qu'il foute le camp, que j'ouvre ma main, sans rien avoir réussi à retenir dans le creux de ma paume.

dimanche 31 juillet 2011

C'est pas la chose la plus stupide que t'aies entendue ? Elle est morte ! Morte

Tout s'enchaîne.
Mallaury vient de mourir, sur un lit d'hôpital. Ses cheveux recommenceaient à pousser sur son crâne autrefois chauve. Elle avait repris du poid. Son teint était moins jaunâtre, moins malade, elle recommençait à avoir les joues rosées.
Elle éclatait encore de rire il y a trois semaines, et je lui disais d'arrêter, j'en avais marre que tous les passants se retournent sur nous dans la rue, parce qu'elle rigolait trop fort.
J'me rappelle des heures passer sur les marches de ce lycée, à fumer nos clopes, à parler de nos vies. A parler de rien. A rire, et à se piquer nos briquets.
Elle est morte, et on se retrouve sans rien. Des souvenirs, des mots, des photos, des promesses. Mais alors, plus de peau à toucher, plus de joues à embrasser, plus de voix à écouter.
C'est ça grandir ? Apprendre à dire Adieu aux gens que l'on aime, et réaliser que jamais plus on ne les verra ?


Morte morte morte, trépassée, clamsée, décédée, morte morte morte.
Saloperie de vie
, un cancer et hop, on part, après un an de combat acharné, après des tas de sacrifices.

jeudi 28 juillet 2011

J'arrêterai de pleurer. Un jour.
















J’ai parfois écouté certaines de ses chansons comme pour enfoncer un clou dans mon cerveau trop mou, en boucle et très fort. On retourne tous au noir, sans fondu, de manière brutale et souvent grotesque. Comme elle. Brutale et grotesque. Comme ma manière de me reconnaître en elle.

Pas pour les tatouages ou les cheveux, pas pour le crack ou pour ses goûts en matière de garçons. Dans sa façon de vivre vite et fort, et de retomber toujours plus bas, toujours plus noir. Je porte surtout le deuil de l’Amy Winehouse que je porte en moi.

Celle qui comprend pourquoi on peut boire, fumer ou avaler n’importe quoi pour faire taire ce qui hurle à l’intérieur. Celle qui ne maîtrise pas totalement le sens de son humeur, son angoisse, son énergie ou sa paresse.

Celle qui essaie de ne plus nourrir sa Winehouse intérieure, au profit de choses plus lisses, plus claires. Mais moins excitantes aussi. Moins délirantes. Moins dans cette sensation de vie incroyable, quand tout te paraît possible, quand rien n’est interdit. Cette illusion d’être maîtresse du monde, cette exaltation qui s’encarne dans tes mouvements, quand tu marches plus vite qu’hier, quand tes mots sont plus drôles et ta langue plus riche, le sentiment d’être trop vivant, d’être trop lucide. Pour retomber plus loin ensuite. Et ne jamais retrouver vraiment ce même premier instant. Shoot sans aiguille.

mardi 26 juillet 2011









It's Me & You.

mardi 12 juillet 2011

Ca me tue. Ca me tue que tu m'aies abandonné pour elle. Ca me tue que l'aies épousé. Pourquoi tu t'es marié avec ? Quelle folie t'a traversé l'esprit ? Elle a quoi de plus que moi ? Elle t'a dit quoi de plus ? Pourquoi j'ai pas réussi à être à la hauteur ?
Ca fait un an que tu l'as épousé. Un an et demi que tu m'as quitté.
Et ce soir, j'en pleure encore.
Je viens de tomber sur ta nouvelle photo, celle de ton profil facebook. C'est pas le truc le plus ridicule du monde, ça ? Le lien qui nous tient aujourd'hui, c'est une page internet minable.
Cette fille, tu l'as trouvé, tu l'as épousé, fasconnée à ton image.
On avait tout. Tout pour que ça marche. Mais moi j'aurais tué pour toi, je me serais tuée pour toi.

Je t'ai tout donné, apparement même l'envie de me quitter.

lundi 11 juillet 2011

J'ai envie de m'enfouir dans tes bras, et de disparaitre.










- Alors je me dis qu'en imitant le bonheur, je finirai peut-être par le trouver.
T'es parfait, tu m'as épargné la douleur d'être née.

samedi 9 juillet 2011






"Crois Emeline, si tu tombes amoureuse de moi, je te ferais morfler."

"Ca tombe bien, je compte pas tomber amoureuse de toi."





C'est comme ça que tout a débuté.

jeudi 7 juillet 2011

J'ai rêvé que je noyais.

Voilà, je n'arrête pas de pleurer. Je n'arrive pas à empêcher mes yeux de laisser couler de grosses larmes qui viennent lâchement s'écraser contre mes lèvres.
Ma mère m'a demandé si je me droguais, ça expliquerait mon agressivité des derniers mois.
Ma mère en est venue à demander à sa fille si son sang était bourré de merde.
Ouais, je sais pas d'où ça vient, toute cette haine, toute ce rejet de l'autorité, des règles, toute cette instabilité.
Je lui ai dit que j'avais toujours été comme ça, mes yeux ont commencé à se gonfler d'eau, et mon menton à trembler. Elle m'a dit "tu vois, si tu pleures, c'est que quelque chose ne va pas. Dis moi, qu'est-ce qu'il va pas ?"


Tu veux que je te dise ce qui ne va pas Maman ?
Ca ne va pas, parce que le garçon que j'aimais s'est tiré du jour au lendemain, avec comme seule explication le fait que je l'ai déçu. Je ne sais pas où il est, ce qu'il fait, qui il approche. Maintenant, je cotoie des tas de mecs, en même temps, dont je ne me souviens plus les prénoms, et chaques soirs, je me dis qu'ils pourraient peut-être me sauver, peut-être m'ouvrir les yeux. Ca ne va pas, parce qu'en deux mois j'ai dû faire le mur tous les vendredis soirs. Ca ne va pas, parce que je suis pas à la hauteur, parce que j'ai plus assez de tune pour acheter un foutu cadeau d'anniversaire à ma soeur. Que je suis la première à me faire anarquer par tout le monde. On me parle et je gobe tout bêtement, je suis fascinée par celui qui parle, et que je finis comme toujours les fesses par terre, à me demander comment j'en suis arrivée là. Ca ne va pas parce que je fais vivre un véritable enfer à ceux qui m'approchent, ceux qui essayent de me rassurer. Parce que ce n'est pas eux que je veux, je ne veux pas d'eux. Je sais que ceux qui je veux ne sont pas ou plus là, à côté de moi. Je ne les interesse plus, je les ai déçu, aussi, je les ai fait fuir, je ne les mérite pas.
Ca ne va pas, parce que j'ai beau avoir réussi mon année, j'ai beau te ramener des notées plaquées or sur des bulletins, jamais je ne serai satisfaite de ce que je fais. Ca ne va pas parce que ma chambre est un bordel de monstre, mes robes, mes livres, mes bijoux s'entassent sur un coin de bureau. Je ne sais pas où donner de la tête, je ne sais pas pour quel projet je dois me battre, ni comment m'y prendre. Je suis comme une gamine à qui on refuse un jouet, je tape une colère, pleure puis voudrait se réfugier dans des bras. Mais les seuls bras que je souhaite sont ceux d'un connard qui s'est barré à l'autre bout de la France.

J'ai regardé par la fenêtre en pleurant. "Je dois faire quoi Emeline, dis moi ?" J'ai répondu rien. Ne fais rien. Tout ira bien.

lundi 4 juillet 2011







Est-ce que tu es capable de ça ?



Je revois ton visage, au ralentis, s'approcher du mien. Ta bouche s'ouvrir, et je revois tes yeux plissés par la colère, les mots sortent comme des coups de poignard. Tu m'attrapes la tête entre tes mains. Tu hurles "Pourquoi t'as fait ça ? Hein, pourquoi t'as fait ça ? Tu m'prends pour qui ? Réponds moi, p'tite garce !"


Je te réponds de me lâcher, que tu me fais mal. J'ai les larmes aux yeux, mais je ne sais pas si c'est de peur ou de défonce. Même déchiré de douleur, ton visage me fascine. Tes lèvres sont pulpeuses, ton nez légèrement large, ça te donne cet air sévère je pense. Ta barbe parait mal rasée, et tes pupilles dilatées. Qu'est-ce qu'il va nous arriver ? Est-ce qu'on peut tomber plus bas ? "Regarde moi bien ! Regarde moi bien ! Je me tire Emeline !"


Et oui, tu pars, ton verre de bière à la main, en plein festival. Tu pousses les gens, renverse la moitié de ce verre sur eux, tu regardes tes pieds. Je te suis en courant, et te disant d'attendre, que je peux expliquer. Dans ma tête, je pense à toutes les excuses que je pourrais te sortir, mais rien ne vient, j'ai des papillons dans le ventre, le sang tout chaud, ça me fait rire, de courir après, comme si tu étais l'homme de ma vie. Je te retrouve écroulé par terre, en pleurs. Et là, c'est le moment où je m'en veux. J'enfonce mes doigts dans tes cheveux, t'embrasse la joue et te dis de me suivre, qu'on va aller s'assoir, plus loin, loin du monde, qu'on va parler, s'expliquer, qu'on peut tout repeindre en blanc.
On y croirait presque, perdus cette nuit, au milieu de neuf mille personnes.

jeudi 30 juin 2011



"Je sais pas si ca sert à grand chose. On se connaît et t'es pas la plus chiante, névrosée ou compliquée du monde, t'es juste la nana qui joue a l'être."


(Note à moi même : arrêter de m'enticher de garçons de dix ans mon aîné, musicien, donc très très indépendant, drogué, tatoué, piercé, cheveux emmêlés et gueule cassée.
Ca m'permettra d'arrêter de leur donner la possibilité de me détruire à chaque phrase.)

lundi 27 juin 2011






Tout va étrangement bien.



J'ai réussi mon BAC, du moins, je crois. Les vacances sont enfin là. Je dors en maillot de bain, je me lève au petit matin, dès que la chaleur me réveille, pour plonger dans l'eau tiède de ma piscine. Il n'y a que des champs immenses autour, et le ciel bleu au dessus. Je continue de boire mon thé sur la terrasse, une clope à la main. Je ne m'habille pas, ne me coiffe pas, ne me maquille pas. Mes cheveux s'accrochent à mes cils, les noeuds se font dans ma nuque, puis se défonts quand je plonge ma tête dans l'eau.



Les garçons défilent dans ma tête. C'est l'été, et je ne crois pas avoir envie de choisir. Des messages sur un portable, des conversations échangées au téléphone, sentiments illimités, l'amour sans rendez-vous.
Et puis, mes supers pines-co, surtout. Ces petits bouts de soleil dispersés aux coins de ma vie, depuis deux ans, avec qui je passe cinq jours sur sept. Oui, je pense pouvoir dire que je tiens plus à elles qu'à ma propre famille. Elles en savent tellement plus sur moi, elles savent. Voilà tout.
Cette année, j'aurais tout traversé. La naïveté et la déception, l'angoisse et la perte, le bonheur à l'état brute, et les rires, les rencontres et les sourires, la colère et la cicatrisation.
Je reste une gamine, qui ne sait plus trop où donner de la tête.
Je n'ai pas envie de mettre de l'ordre dans tout ça, c'est mon petit bordel. Je pars. Je bouge, en permanence. Cette fin de semaine, je serais en robe blanche, en plein festival, pieds nus, à bouger la tête sur une musique, au milieu de monde, d'amis, d'inconnus, de rencontres.






Voilà, c'est dit. Je crois que je suis heureuse, comme ça.

samedi 25 juin 2011




Savoir extérioriser sa peine. Ne pas se laisser envahir par la haine. Ce serait se gâcher l'intérieur pour une personne qui n'en vaut pas le coup. Ce serait probablement un manque de respect, pour la prochaine qui prendra sa place.

dimanche 19 juin 2011







Y'a rien de pire que de chercher l'attention de la personne que l'on souhaite et d'être confronté à un mur. Encore une fois, encore une.. J'ai encore donné de l'importance à des personnes qui en ont rien à foutre de moi. Je reste dans mon mal. Je crois même que j'aime ça. Je regrette de t'avoir cru.


Il est de plus en plus difficile pour moi d'écrire ici parce que je n'arrive pas à cerner les gens qui lisent ce blog. Je ne vais pas courber l'échine dans une veine tentative de paraître cool à vos yeux. Ni intéressante. Je ne le suis pas. Je ne suis pas une #meufbonne, je ne bois pas d'alcool, je fume beaucoup, je n'aime pas l'électro, je n'aime pas aller en boîte, je supporte mal de marcher avec des talons mais je dois en avoir une dizaine, je n'ai pas d'histoire cool avec des rockstars dans des toilettes dégueulasses, je rencontre beaucoup de garçon, mais il n'y a jamais d'après. Je suis une fille banale qui tombe amoureuse des garçons qui ne faut pas, tu peux être sûr que si tout paraît compliqué, bam, je tomberais raide dingue. Je suis une fille banale. Mais je suis une fille banale qui sait de quoi elle parle quand elle parle de toi. Je suis une banale qui n'en a rien à foutre des autres, de qui est in et qui est out. Je n'aime pas quand je lis un article avec 100 blazes de gens supposés cool sans qu'on me dise exactement pourquoi ils le sont, et d'un mp3 lâché dans l'air comme ça tel quel. Parce que ça ne m'apporte rien et que ça ne me donne pas envie d'écouter.

Je ne suis pas conne au point de penser que je peux interesser. Je suis pas conne au point de penser que tu me rappeleras, on sait tous les deux que rien de tout cela ne se produira.

jeudi 16 juin 2011




Tu te joues de moi.


Tu te casseras les dents.


Tu me veux.


Je te ferais te mordre les doigts.

mercredi 15 juin 2011

Voilà quoi.

L'oral : Bam bam, j'ai cartonné ta mère, prends toi ça dans les dents.
Bon, il reste trois autres épreuves quoi.


lundi 13 juin 2011

D I T H Y R A M B E .



Bien sûr j'aurais pu être délicate, et tu aurais eu pour moi ce regard qu'on les garçons pour les filles qu'ils peuvent briser. J'aurais emprunté à tes doigts des caresses que je ne mérite pas. J'aurais joué la gosse joliement blessée, meurtrie avec douceur. Pas celle qui déconne la nuit. Pas celle qui éclate les assiettes contre le mur. La donne aurait rudementchangé.

Je flanche. Je ronge mes os. Je suis un monstre en cage. J'ai la haine contre mes barreaux. Je grogne la nuit. Je sais que tu vis.

On ne quitte pas les gens. Ils nous donnent des raisons de les laisser partir. Où est-ce que j'ai perdu le contrôle des choses. A quel moment j'ai pu me faire croire que j'étais mieux qu'une autre. Ca n'en valait pas la peine. Maintenant il n'y aura plus de zéro d'où partir. J'aurais dans tes yeux cet éternel goût de névrosé. Oui, toi tu me goûtais des yeux. J'ai cru un instant que je pourrais fuir ma condition. Gueule contre terre. J'ai aimé le mirage.

J'inspire. Je danse. Je me tue. Je te laisse croire que je vais mieux. J'ouvre un oeil vitreux. Je ne crois plus en tout ça. Je suis foutue, crevée.

dimanche 12 juin 2011

T'apprends à devenir un tyran et moi un flan.



J'supporte de moins en moins ses absences. Alors ouais, les jeunes filles qui supportent pas l'absence, elles se bourrent le crâne de connerie.
Ma clope, mon shit, mon rail, ma coke, mon speed.
Mais ferme ta gueule, tu m'fous en l'air.
Ce soir je serais debout au milieu d'un tas de personne, on sera tous en train de bouger nos fesses, devant une scène, à s'en percer les timpans, on sera présents là, mais au fond, on sera à mille lieux d'ici. Parce qu'on est jamais réellement là où en veut être.
Je ne veux plus que tu partes. Ca me rend folle. J'ai des cadavres de mélodies qui dansent dans mon lit. J'ai tes mots qui s'y perdent, et beaucoup trop de films dans mon cerveau. Bam, c'est Hiroshima.
Rien à foutre. Tu verras. Tu verras à quel point. Tu auras mal à ton tour. Pleure mon amour. Je te flingue avec mes mots. Et je laisse ton cadavre se décomposer, j'espère que les vautours de régaleront.
Crèvejet'aime.

vendredi 10 juin 2011



Le truc avec les talons hauts c'est qu'ils font 12 cm quand t'es sobre et 1 mètre 20 quand t'es bourrée.

jeudi 9 juin 2011

Tu écris. Et je te lis. Mais la jupe. Elle était noire.



"La première fois qu'on s'est parlés, tu portais une marinière, une jupe dont je n'arrive pas à me rappeler la couleur, bleue peut être, mais je n'arrive pas à remettre tes chaussures dans le tableau, mais je sais que tu n'étais pas pied nus. Je sais même plus si on voyait ton front ou pas, si tes cheveux étaient détachés ou non, j'étais défoncé, et je crois que j'avais vraiment très envie de t'embrasser, mais que tu ne voulais pas, que tu m'esquivais, et que j'étais trop saoul pour m'en rendre compte, et je m'en rappelle, je me suis assis à côté de toi, et je t'ai narguée quand tu m'as demandé une clope et que j'allumai la dernière, et on l'a fumée à deux, et j'essayais d'attraper tes doigts quand tu me la repassais, et je t'ai demandé si je pouvais t'embrasser, et à mon étonnement le plus sincère, parce que j'étais encore le roi du monde, avant de dévaler l'Hymalaya sur le cul, quelques minutes plus tard, tu as refusé, et l'a répété à ta copine, quelques secondes plus tard, avant d'éclater de rire. Elle était vraiment laide, d'ailleurs."









dimanche 5 juin 2011






Je suis partie de chez moi, il était minuit trente cinq. Je m'en souviens.



J'étouffais. J'supporte plus la voix de mon père, et les conseils de ma mère.



J'ai pris mon sac. J'ai ouvert la fenêtre. Je l'ai balancé dans la rue, avec mes chaussures.
A califourchon sur la fenêtre, j'avais oublié à quel point elle était haute.



Je saute. Bam. Je récupère mes affaires, me roule une cigarette.



J'arrive à la plage. Je m'assois, et c'est magnifique. Je ne vois que les milliers de lumières à l'horizon, le pont que les voitures empreintent au loin. Je finis ma clope, pour m'en rouler une nouvelle aussitôt.
Je l'attends. Il arrive.



Cinq minutes plus tard. Il me rejoins sans un bruit, s'assois à côté de moi, m'enlève la cigarette de la bouche, m'embrasse, tire dessus, puis me la redonne.
"Tu es en train de mourir de froid, viens."
Et je me suis glissée dans ses bras.




Nous sommes à une semaine du BAC.



Et je reprends le dessus. Je me fiche de demain. Mes journées ne sont faites que de nuits.
D'échapatoir au bord d'une mer. De baisers reçus de la part de garçon.
Je me sens bien. Tout va bien.



vendredi 27 mai 2011



J'arrive dans l'appartement.
Et puis, d'habitude, dans le vide poche, c'est plein d'merde ; de clés, d'allumettes, de papiers.. Et là, rien.
Je me retourne, et dans l'entrée.. Y'a juste mes escarpins. Plus ses affaires.
Donc, évidemment, j'fais l'tour de l'appartement à 300 km/h et puis.. il avait tout pris. Tout tout tout tout tout.
Et sur la table de la cuisine, y'a un papier bleu. Où c'est écrit "Je ne veux pas gâcher ma vie en t'aimant mal."

En fait, dès lors qu'il a emménagé, notre histoire était finie.

J'étais amoureuse d'un concept, pas d'une personne. J'étais amoureuse de la distance. Traverser un pays pour quelqu'un, changer de vent, son accent. C'est ça le plus triste, dans l'histoire. C'est que nous ne nous en sommes pas rendus compte, et nous avons foncé droit dans le mur. C'est romantique, quand il faut traverser un pays, un océan pour quelqu'un que t'aime. Quand t'as plus qu'à traverser le couloir pour retrouver cette personne, ça fout tout en l'air.



"Tu fumes beaucoup j'trouve.. comparé à la dernière fois.."



"Je fume autant qu'avant. J'aime ça fumer. Fumer une cigarette c'est comme.. c'est un oubli. Moi quand j'suis triste, tout c'qui m'reste c'est allumer une cigarette, la fumer et puis fermer ma gueule. Ca cache la merde. Une taff cache la merde. Y'en a qui aiment les parfums, menthol, vanille, chocolat.. Moi fumer une cigarette ça m'empêche de devenir folle. Ca m'garde en vie. Ca m'garde en vie jusqu'à temps que j'meurs."

samedi 14 mai 2011



Vous connaissez ma passion pour la modification corporelle.







Je me fais tatouer dans dix mois.

Et je n'arrive pas à me décider. C'est pas tip top cool. Je suis très coeur d'artichaud niveau tatouage. Ou garçons tatoués, d'ailleurs.

























Je crois que je rencontre les personnes aux mauvais moments dans ma vie.

lundi 9 mai 2011

La prochaine fois, je m'organiserai autrement, je te le promets.
Je me débrouillerai mieux. Je me coucherai tôt. Je ne boirai plus. Je ne jouerai pas aux cartes. La prochaine fois, je me stabiliserai tu sais.. Mais si. J'en trouverai un. Un bon garçon. Un blanc. Un fils unique. Un qui a le permis et la Toyota au colza.
Je vais m'en choper un qui travaille à la Poste parce que son papa tavaille à la poste et qui fait ses vingt-neuf heures sans tomber malade. Et un non fumeur. Je l'ai précisé sur ma fiche meetic. Tu ne me crois pas ? Eh ben, tu verras. Pourquoi tu te marres, idiot ?
Et pourquoi tu ris bêtement, là ? Tu penses que je ne suis pas assez maligne pour faire comme les autres ? Pour m'en choper un gentil avec le gilet jaune et l'autocollant Nigloland ? Un fiancé à qui j'irais acheter des caleçons Celio pendant ma pause déjeuner ? Oh oui.. rien que d'y penser, j'm'émeus déjà.. Un bon bougre. Carré. Simple. Fourni avec les piles et le livret Caisse d'Epargne. Et qui ne se prendrait jamais la tête. Et qui ne penserait à rien d'autre qu'à comparer les prix dans les rayons avec ceux du catalogue et qui dirait "Y a pas à tortiller chérie, la différence entre Casto et Leroy Merlin, c'est vraiment le service.."


Et qu'on passerait toujours par le sous-sol pour ne pas salir l'entrée. Et qu'on laisserait nos chaussures en bas des marches pour ne pas salir l'escalier. Et qu'on serait amis avec les voisins qui seraient si sympathiques. Et qu'on aurait un barbecue en dur et que ça serait une chance pour les enfants parce que le lotissement y serait bien sécur comme dit mon beau-frère et que..




Ô bonheur.


C'était trop affreux.


Je me suis endormie.

dimanche 8 mai 2011












Quand je repense à tous les loosers que j'ai aimé. Le regard & l'attention que je leur ai apporté. Quand je pense à ces mots que j'ai dit, plutôt que de vouloir les conserver, pour tenter de garder un peu de leur pureté.
Oui, c'est triste tous ces regrets. C'est moche, ça encombre le coeur, et c'est nul de revenir là dessus. Puisqu'on ne changera rien. Mais je crois que toutes ces merdes m'ont apporté. Au début, évidemment, j'ai cru que ça allait me tuer. Tomber amoureuse d'un homme qui finra par se marier un an après votre rencontre. Etre sous le charme d'une fille et de sa vie de lesbienne déjantée. Essayer de rendre le personnage de Dom Juan à vos pieds, et presque y arriver, si le naturel ne revenait pas au galop. Faire traverser toute la France à un garçon, juste pour vos beaux yeux.
Mais tout ça, c'est des conneries. Des histoires de gamine qui n'a jamais su ce qu'elle voulait.


S'installer à une table en bois, boire un milkshake avec les filles les plus extraordinaires que vous aillez connu dans votre foutue vie. Et rire, de tout.


"Emeline, t'avais dit que t'arrêter"


"Oui.. je sais, mais tu comprends, cette fois.."


"Ouais ouais.. J'savais bien qu'on te changerait pas."


Et ne pas en faire un drame. Continuer de boire et fumer tranquillement, avec le sourire.


Alors ouais, peut-être que je ne sais faire que ça, foncer droit dans le mur, et accélérer même. Comme la fois où je conduisais la voiture, j'ai vu que la voiture ralentissait devant moi, et j'ai accéléré. Je ne me suis pas posée de question, je n'ai pas eu de temps de réflexion. On m'a qualifié de suicidaire. C'est faux. J'aime juste tout ce qui est impossible, infaisable, conte-nature, lointain, et merveilleusement fascinant. Je voulais seulement avoir l'impression, ne serait-ce que 30 millième de secondes, que je contrôlais ma vie.

vendredi 6 mai 2011








Si je te trouve si beau, c'est probablement parce que je sais que je ne t'aurais jamais. C'est ce qui te rend attirant, et c'est aussi ce qui me plaît. Certain diront que c'est du masochisme. Ils auront probablement raison. J'ai toujours eu ce que je voulais, sans savoir réellement comment j'ai fait. Tu es le seul qui l'ai compris jusque là. Et tu es le seul qui me le fait le regretter aujourd'hui. Demain, je t'oublierai, je le sais. Demain, je rigolerai bien, en repensant à toi, à me dire qu'il faut arrêter d'accorder autant d'importance à ces petits détails, qui composent la vie de tout le monde. Tu finiras par être un lointain souvenir, rongé par le temps qui passe, un visage, une allure que j'aurais laissé traîner dans un recoin de ma tête.









"J'ai observé sous microscope le désir, la curiosité et l'érotisme se changer en amour."

vendredi 29 avril 2011








Je buvais parce que j'avais l'impression qu'on m'ignorait, parce que celui que je cherchais n'était pas là, ou dans une autre pièce, ou avec une autre fille, je ne voulais pas le savoir, mais je ne voulais pas m'aveugler. Je ne le verrais pas. Je m'étais rendue malade, sûrement qu'au fond j'avais peur, ça je le savais, aussi parce que je n'en avais pas tellement envie. J'avais lu des livres, je connaissais Charlotte Simmons, j'avais lu Les Lois de L'Attraction, ce premier chapitre de virginité perdue dans la brume de l'alcool, mais ça ne m'avait pas dissuadée, croyais-je, même si j'avais fini par comprendre que, comme elles, je n'en tirerais rien de bon. J'avais vomi, m'étais lavé les dents, frénétiquement, discrètement, refusant de perdre la face.


Je suis sortie, et je l'ai rejoinds, en lui lançant le plus beau sourire dont j'étais capable de faire à ce moment là.



Il me disait que je le touchais, mais que ça ne se serait absolument pas passé comme je le voulais. Il me disait que ça ne se passait généralement pas comme on voulait à ce stade là. Il pensait que j'étais belle, à m'attaquer au plus grand que moi, à moi-même et à mes peurs. Il pensait que je serais seule, toujours, et que ce serait difficile, il savait que rien ne s'arrangerait, bien au contraire, pas avant une éternité, cinq, six, sept ans, peut-être, mais je crois qu'il n'a pas osé me le dire. Ce n'était pas la peine de toute façon, j'ai lu dans son regard. Puis je me suis couchée contre lui, et il a embrassé mon omoplate et mon cou, mais j'ai fait comme si je dormais déjà, exténuée..

jeudi 28 avril 2011

Ce soir je te vois vraiment. Ça fait cinq ans que je te regarde de haut sans te voir, mais cet enfoiré m'a largué aujourd'hui et je me retrouve comme une conne dans cette putain de chambre qu'est devenue trop grande, tout d'un coup.



C'est ça l'amour. Tu rencontres un mec un jour et ta vie est tellement merdique que tu fais de lui un Dieu. Il a même pas besoin de te promettre quoi que ce soit pour que tu voies en lui tout ce que t'as jamais eu. Il a même pas besoin d'être un type bien pour que tu lâches tout et le suives.


Je ne suis pas du genre à dire je t'aime au bout d'une fois, ni du genre à faire confiance au bout de deux minutes. Je suis gentille oui, mais je peux être méchante. Je suis quelqu'un qui aime mettre la merde, et quand je n'aime pas quelqu'un j'y vais jusqu'au bout.