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vendredi 27 mai 2011



J'arrive dans l'appartement.
Et puis, d'habitude, dans le vide poche, c'est plein d'merde ; de clés, d'allumettes, de papiers.. Et là, rien.
Je me retourne, et dans l'entrée.. Y'a juste mes escarpins. Plus ses affaires.
Donc, évidemment, j'fais l'tour de l'appartement à 300 km/h et puis.. il avait tout pris. Tout tout tout tout tout.
Et sur la table de la cuisine, y'a un papier bleu. Où c'est écrit "Je ne veux pas gâcher ma vie en t'aimant mal."

En fait, dès lors qu'il a emménagé, notre histoire était finie.

J'étais amoureuse d'un concept, pas d'une personne. J'étais amoureuse de la distance. Traverser un pays pour quelqu'un, changer de vent, son accent. C'est ça le plus triste, dans l'histoire. C'est que nous ne nous en sommes pas rendus compte, et nous avons foncé droit dans le mur. C'est romantique, quand il faut traverser un pays, un océan pour quelqu'un que t'aime. Quand t'as plus qu'à traverser le couloir pour retrouver cette personne, ça fout tout en l'air.

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