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dimanche 31 juillet 2011

C'est pas la chose la plus stupide que t'aies entendue ? Elle est morte ! Morte

Tout s'enchaîne.
Mallaury vient de mourir, sur un lit d'hôpital. Ses cheveux recommenceaient à pousser sur son crâne autrefois chauve. Elle avait repris du poid. Son teint était moins jaunâtre, moins malade, elle recommençait à avoir les joues rosées.
Elle éclatait encore de rire il y a trois semaines, et je lui disais d'arrêter, j'en avais marre que tous les passants se retournent sur nous dans la rue, parce qu'elle rigolait trop fort.
J'me rappelle des heures passer sur les marches de ce lycée, à fumer nos clopes, à parler de nos vies. A parler de rien. A rire, et à se piquer nos briquets.
Elle est morte, et on se retrouve sans rien. Des souvenirs, des mots, des photos, des promesses. Mais alors, plus de peau à toucher, plus de joues à embrasser, plus de voix à écouter.
C'est ça grandir ? Apprendre à dire Adieu aux gens que l'on aime, et réaliser que jamais plus on ne les verra ?


Morte morte morte, trépassée, clamsée, décédée, morte morte morte.
Saloperie de vie
, un cancer et hop, on part, après un an de combat acharné, après des tas de sacrifices.

jeudi 28 juillet 2011

J'arrêterai de pleurer. Un jour.
















J’ai parfois écouté certaines de ses chansons comme pour enfoncer un clou dans mon cerveau trop mou, en boucle et très fort. On retourne tous au noir, sans fondu, de manière brutale et souvent grotesque. Comme elle. Brutale et grotesque. Comme ma manière de me reconnaître en elle.

Pas pour les tatouages ou les cheveux, pas pour le crack ou pour ses goûts en matière de garçons. Dans sa façon de vivre vite et fort, et de retomber toujours plus bas, toujours plus noir. Je porte surtout le deuil de l’Amy Winehouse que je porte en moi.

Celle qui comprend pourquoi on peut boire, fumer ou avaler n’importe quoi pour faire taire ce qui hurle à l’intérieur. Celle qui ne maîtrise pas totalement le sens de son humeur, son angoisse, son énergie ou sa paresse.

Celle qui essaie de ne plus nourrir sa Winehouse intérieure, au profit de choses plus lisses, plus claires. Mais moins excitantes aussi. Moins délirantes. Moins dans cette sensation de vie incroyable, quand tout te paraît possible, quand rien n’est interdit. Cette illusion d’être maîtresse du monde, cette exaltation qui s’encarne dans tes mouvements, quand tu marches plus vite qu’hier, quand tes mots sont plus drôles et ta langue plus riche, le sentiment d’être trop vivant, d’être trop lucide. Pour retomber plus loin ensuite. Et ne jamais retrouver vraiment ce même premier instant. Shoot sans aiguille.

mardi 26 juillet 2011









It's Me & You.

mardi 12 juillet 2011

Ca me tue. Ca me tue que tu m'aies abandonné pour elle. Ca me tue que l'aies épousé. Pourquoi tu t'es marié avec ? Quelle folie t'a traversé l'esprit ? Elle a quoi de plus que moi ? Elle t'a dit quoi de plus ? Pourquoi j'ai pas réussi à être à la hauteur ?
Ca fait un an que tu l'as épousé. Un an et demi que tu m'as quitté.
Et ce soir, j'en pleure encore.
Je viens de tomber sur ta nouvelle photo, celle de ton profil facebook. C'est pas le truc le plus ridicule du monde, ça ? Le lien qui nous tient aujourd'hui, c'est une page internet minable.
Cette fille, tu l'as trouvé, tu l'as épousé, fasconnée à ton image.
On avait tout. Tout pour que ça marche. Mais moi j'aurais tué pour toi, je me serais tuée pour toi.

Je t'ai tout donné, apparement même l'envie de me quitter.

lundi 11 juillet 2011

J'ai envie de m'enfouir dans tes bras, et de disparaitre.










- Alors je me dis qu'en imitant le bonheur, je finirai peut-être par le trouver.
T'es parfait, tu m'as épargné la douleur d'être née.

samedi 9 juillet 2011






"Crois Emeline, si tu tombes amoureuse de moi, je te ferais morfler."

"Ca tombe bien, je compte pas tomber amoureuse de toi."





C'est comme ça que tout a débuté.

jeudi 7 juillet 2011

J'ai rêvé que je noyais.

Voilà, je n'arrête pas de pleurer. Je n'arrive pas à empêcher mes yeux de laisser couler de grosses larmes qui viennent lâchement s'écraser contre mes lèvres.
Ma mère m'a demandé si je me droguais, ça expliquerait mon agressivité des derniers mois.
Ma mère en est venue à demander à sa fille si son sang était bourré de merde.
Ouais, je sais pas d'où ça vient, toute cette haine, toute ce rejet de l'autorité, des règles, toute cette instabilité.
Je lui ai dit que j'avais toujours été comme ça, mes yeux ont commencé à se gonfler d'eau, et mon menton à trembler. Elle m'a dit "tu vois, si tu pleures, c'est que quelque chose ne va pas. Dis moi, qu'est-ce qu'il va pas ?"


Tu veux que je te dise ce qui ne va pas Maman ?
Ca ne va pas, parce que le garçon que j'aimais s'est tiré du jour au lendemain, avec comme seule explication le fait que je l'ai déçu. Je ne sais pas où il est, ce qu'il fait, qui il approche. Maintenant, je cotoie des tas de mecs, en même temps, dont je ne me souviens plus les prénoms, et chaques soirs, je me dis qu'ils pourraient peut-être me sauver, peut-être m'ouvrir les yeux. Ca ne va pas, parce qu'en deux mois j'ai dû faire le mur tous les vendredis soirs. Ca ne va pas, parce que je suis pas à la hauteur, parce que j'ai plus assez de tune pour acheter un foutu cadeau d'anniversaire à ma soeur. Que je suis la première à me faire anarquer par tout le monde. On me parle et je gobe tout bêtement, je suis fascinée par celui qui parle, et que je finis comme toujours les fesses par terre, à me demander comment j'en suis arrivée là. Ca ne va pas parce que je fais vivre un véritable enfer à ceux qui m'approchent, ceux qui essayent de me rassurer. Parce que ce n'est pas eux que je veux, je ne veux pas d'eux. Je sais que ceux qui je veux ne sont pas ou plus là, à côté de moi. Je ne les interesse plus, je les ai déçu, aussi, je les ai fait fuir, je ne les mérite pas.
Ca ne va pas, parce que j'ai beau avoir réussi mon année, j'ai beau te ramener des notées plaquées or sur des bulletins, jamais je ne serai satisfaite de ce que je fais. Ca ne va pas parce que ma chambre est un bordel de monstre, mes robes, mes livres, mes bijoux s'entassent sur un coin de bureau. Je ne sais pas où donner de la tête, je ne sais pas pour quel projet je dois me battre, ni comment m'y prendre. Je suis comme une gamine à qui on refuse un jouet, je tape une colère, pleure puis voudrait se réfugier dans des bras. Mais les seuls bras que je souhaite sont ceux d'un connard qui s'est barré à l'autre bout de la France.

J'ai regardé par la fenêtre en pleurant. "Je dois faire quoi Emeline, dis moi ?" J'ai répondu rien. Ne fais rien. Tout ira bien.

lundi 4 juillet 2011







Est-ce que tu es capable de ça ?



Je revois ton visage, au ralentis, s'approcher du mien. Ta bouche s'ouvrir, et je revois tes yeux plissés par la colère, les mots sortent comme des coups de poignard. Tu m'attrapes la tête entre tes mains. Tu hurles "Pourquoi t'as fait ça ? Hein, pourquoi t'as fait ça ? Tu m'prends pour qui ? Réponds moi, p'tite garce !"


Je te réponds de me lâcher, que tu me fais mal. J'ai les larmes aux yeux, mais je ne sais pas si c'est de peur ou de défonce. Même déchiré de douleur, ton visage me fascine. Tes lèvres sont pulpeuses, ton nez légèrement large, ça te donne cet air sévère je pense. Ta barbe parait mal rasée, et tes pupilles dilatées. Qu'est-ce qu'il va nous arriver ? Est-ce qu'on peut tomber plus bas ? "Regarde moi bien ! Regarde moi bien ! Je me tire Emeline !"


Et oui, tu pars, ton verre de bière à la main, en plein festival. Tu pousses les gens, renverse la moitié de ce verre sur eux, tu regardes tes pieds. Je te suis en courant, et te disant d'attendre, que je peux expliquer. Dans ma tête, je pense à toutes les excuses que je pourrais te sortir, mais rien ne vient, j'ai des papillons dans le ventre, le sang tout chaud, ça me fait rire, de courir après, comme si tu étais l'homme de ma vie. Je te retrouve écroulé par terre, en pleurs. Et là, c'est le moment où je m'en veux. J'enfonce mes doigts dans tes cheveux, t'embrasse la joue et te dis de me suivre, qu'on va aller s'assoir, plus loin, loin du monde, qu'on va parler, s'expliquer, qu'on peut tout repeindre en blanc.
On y croirait presque, perdus cette nuit, au milieu de neuf mille personnes.