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lundi 27 juin 2011






Tout va étrangement bien.



J'ai réussi mon BAC, du moins, je crois. Les vacances sont enfin là. Je dors en maillot de bain, je me lève au petit matin, dès que la chaleur me réveille, pour plonger dans l'eau tiède de ma piscine. Il n'y a que des champs immenses autour, et le ciel bleu au dessus. Je continue de boire mon thé sur la terrasse, une clope à la main. Je ne m'habille pas, ne me coiffe pas, ne me maquille pas. Mes cheveux s'accrochent à mes cils, les noeuds se font dans ma nuque, puis se défonts quand je plonge ma tête dans l'eau.



Les garçons défilent dans ma tête. C'est l'été, et je ne crois pas avoir envie de choisir. Des messages sur un portable, des conversations échangées au téléphone, sentiments illimités, l'amour sans rendez-vous.
Et puis, mes supers pines-co, surtout. Ces petits bouts de soleil dispersés aux coins de ma vie, depuis deux ans, avec qui je passe cinq jours sur sept. Oui, je pense pouvoir dire que je tiens plus à elles qu'à ma propre famille. Elles en savent tellement plus sur moi, elles savent. Voilà tout.
Cette année, j'aurais tout traversé. La naïveté et la déception, l'angoisse et la perte, le bonheur à l'état brute, et les rires, les rencontres et les sourires, la colère et la cicatrisation.
Je reste une gamine, qui ne sait plus trop où donner de la tête.
Je n'ai pas envie de mettre de l'ordre dans tout ça, c'est mon petit bordel. Je pars. Je bouge, en permanence. Cette fin de semaine, je serais en robe blanche, en plein festival, pieds nus, à bouger la tête sur une musique, au milieu de monde, d'amis, d'inconnus, de rencontres.






Voilà, c'est dit. Je crois que je suis heureuse, comme ça.

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