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jeudi 16 juin 2011




Tu te joues de moi.


Tu te casseras les dents.


Tu me veux.


Je te ferais te mordre les doigts.

mercredi 15 juin 2011

Voilà quoi.

L'oral : Bam bam, j'ai cartonné ta mère, prends toi ça dans les dents.
Bon, il reste trois autres épreuves quoi.


lundi 13 juin 2011

D I T H Y R A M B E .



Bien sûr j'aurais pu être délicate, et tu aurais eu pour moi ce regard qu'on les garçons pour les filles qu'ils peuvent briser. J'aurais emprunté à tes doigts des caresses que je ne mérite pas. J'aurais joué la gosse joliement blessée, meurtrie avec douceur. Pas celle qui déconne la nuit. Pas celle qui éclate les assiettes contre le mur. La donne aurait rudementchangé.

Je flanche. Je ronge mes os. Je suis un monstre en cage. J'ai la haine contre mes barreaux. Je grogne la nuit. Je sais que tu vis.

On ne quitte pas les gens. Ils nous donnent des raisons de les laisser partir. Où est-ce que j'ai perdu le contrôle des choses. A quel moment j'ai pu me faire croire que j'étais mieux qu'une autre. Ca n'en valait pas la peine. Maintenant il n'y aura plus de zéro d'où partir. J'aurais dans tes yeux cet éternel goût de névrosé. Oui, toi tu me goûtais des yeux. J'ai cru un instant que je pourrais fuir ma condition. Gueule contre terre. J'ai aimé le mirage.

J'inspire. Je danse. Je me tue. Je te laisse croire que je vais mieux. J'ouvre un oeil vitreux. Je ne crois plus en tout ça. Je suis foutue, crevée.

dimanche 12 juin 2011

T'apprends à devenir un tyran et moi un flan.



J'supporte de moins en moins ses absences. Alors ouais, les jeunes filles qui supportent pas l'absence, elles se bourrent le crâne de connerie.
Ma clope, mon shit, mon rail, ma coke, mon speed.
Mais ferme ta gueule, tu m'fous en l'air.
Ce soir je serais debout au milieu d'un tas de personne, on sera tous en train de bouger nos fesses, devant une scène, à s'en percer les timpans, on sera présents là, mais au fond, on sera à mille lieux d'ici. Parce qu'on est jamais réellement là où en veut être.
Je ne veux plus que tu partes. Ca me rend folle. J'ai des cadavres de mélodies qui dansent dans mon lit. J'ai tes mots qui s'y perdent, et beaucoup trop de films dans mon cerveau. Bam, c'est Hiroshima.
Rien à foutre. Tu verras. Tu verras à quel point. Tu auras mal à ton tour. Pleure mon amour. Je te flingue avec mes mots. Et je laisse ton cadavre se décomposer, j'espère que les vautours de régaleront.
Crèvejet'aime.

vendredi 10 juin 2011



Le truc avec les talons hauts c'est qu'ils font 12 cm quand t'es sobre et 1 mètre 20 quand t'es bourrée.

jeudi 9 juin 2011

Tu écris. Et je te lis. Mais la jupe. Elle était noire.



"La première fois qu'on s'est parlés, tu portais une marinière, une jupe dont je n'arrive pas à me rappeler la couleur, bleue peut être, mais je n'arrive pas à remettre tes chaussures dans le tableau, mais je sais que tu n'étais pas pied nus. Je sais même plus si on voyait ton front ou pas, si tes cheveux étaient détachés ou non, j'étais défoncé, et je crois que j'avais vraiment très envie de t'embrasser, mais que tu ne voulais pas, que tu m'esquivais, et que j'étais trop saoul pour m'en rendre compte, et je m'en rappelle, je me suis assis à côté de toi, et je t'ai narguée quand tu m'as demandé une clope et que j'allumai la dernière, et on l'a fumée à deux, et j'essayais d'attraper tes doigts quand tu me la repassais, et je t'ai demandé si je pouvais t'embrasser, et à mon étonnement le plus sincère, parce que j'étais encore le roi du monde, avant de dévaler l'Hymalaya sur le cul, quelques minutes plus tard, tu as refusé, et l'a répété à ta copine, quelques secondes plus tard, avant d'éclater de rire. Elle était vraiment laide, d'ailleurs."









dimanche 5 juin 2011






Je suis partie de chez moi, il était minuit trente cinq. Je m'en souviens.



J'étouffais. J'supporte plus la voix de mon père, et les conseils de ma mère.



J'ai pris mon sac. J'ai ouvert la fenêtre. Je l'ai balancé dans la rue, avec mes chaussures.
A califourchon sur la fenêtre, j'avais oublié à quel point elle était haute.



Je saute. Bam. Je récupère mes affaires, me roule une cigarette.



J'arrive à la plage. Je m'assois, et c'est magnifique. Je ne vois que les milliers de lumières à l'horizon, le pont que les voitures empreintent au loin. Je finis ma clope, pour m'en rouler une nouvelle aussitôt.
Je l'attends. Il arrive.



Cinq minutes plus tard. Il me rejoins sans un bruit, s'assois à côté de moi, m'enlève la cigarette de la bouche, m'embrasse, tire dessus, puis me la redonne.
"Tu es en train de mourir de froid, viens."
Et je me suis glissée dans ses bras.




Nous sommes à une semaine du BAC.



Et je reprends le dessus. Je me fiche de demain. Mes journées ne sont faites que de nuits.
D'échapatoir au bord d'une mer. De baisers reçus de la part de garçon.
Je me sens bien. Tout va bien.