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vendredi 27 mai 2011



J'arrive dans l'appartement.
Et puis, d'habitude, dans le vide poche, c'est plein d'merde ; de clés, d'allumettes, de papiers.. Et là, rien.
Je me retourne, et dans l'entrée.. Y'a juste mes escarpins. Plus ses affaires.
Donc, évidemment, j'fais l'tour de l'appartement à 300 km/h et puis.. il avait tout pris. Tout tout tout tout tout.
Et sur la table de la cuisine, y'a un papier bleu. Où c'est écrit "Je ne veux pas gâcher ma vie en t'aimant mal."

En fait, dès lors qu'il a emménagé, notre histoire était finie.

J'étais amoureuse d'un concept, pas d'une personne. J'étais amoureuse de la distance. Traverser un pays pour quelqu'un, changer de vent, son accent. C'est ça le plus triste, dans l'histoire. C'est que nous ne nous en sommes pas rendus compte, et nous avons foncé droit dans le mur. C'est romantique, quand il faut traverser un pays, un océan pour quelqu'un que t'aime. Quand t'as plus qu'à traverser le couloir pour retrouver cette personne, ça fout tout en l'air.



"Tu fumes beaucoup j'trouve.. comparé à la dernière fois.."



"Je fume autant qu'avant. J'aime ça fumer. Fumer une cigarette c'est comme.. c'est un oubli. Moi quand j'suis triste, tout c'qui m'reste c'est allumer une cigarette, la fumer et puis fermer ma gueule. Ca cache la merde. Une taff cache la merde. Y'en a qui aiment les parfums, menthol, vanille, chocolat.. Moi fumer une cigarette ça m'empêche de devenir folle. Ca m'garde en vie. Ca m'garde en vie jusqu'à temps que j'meurs."

samedi 14 mai 2011



Vous connaissez ma passion pour la modification corporelle.







Je me fais tatouer dans dix mois.

Et je n'arrive pas à me décider. C'est pas tip top cool. Je suis très coeur d'artichaud niveau tatouage. Ou garçons tatoués, d'ailleurs.

























Je crois que je rencontre les personnes aux mauvais moments dans ma vie.

lundi 9 mai 2011

La prochaine fois, je m'organiserai autrement, je te le promets.
Je me débrouillerai mieux. Je me coucherai tôt. Je ne boirai plus. Je ne jouerai pas aux cartes. La prochaine fois, je me stabiliserai tu sais.. Mais si. J'en trouverai un. Un bon garçon. Un blanc. Un fils unique. Un qui a le permis et la Toyota au colza.
Je vais m'en choper un qui travaille à la Poste parce que son papa tavaille à la poste et qui fait ses vingt-neuf heures sans tomber malade. Et un non fumeur. Je l'ai précisé sur ma fiche meetic. Tu ne me crois pas ? Eh ben, tu verras. Pourquoi tu te marres, idiot ?
Et pourquoi tu ris bêtement, là ? Tu penses que je ne suis pas assez maligne pour faire comme les autres ? Pour m'en choper un gentil avec le gilet jaune et l'autocollant Nigloland ? Un fiancé à qui j'irais acheter des caleçons Celio pendant ma pause déjeuner ? Oh oui.. rien que d'y penser, j'm'émeus déjà.. Un bon bougre. Carré. Simple. Fourni avec les piles et le livret Caisse d'Epargne. Et qui ne se prendrait jamais la tête. Et qui ne penserait à rien d'autre qu'à comparer les prix dans les rayons avec ceux du catalogue et qui dirait "Y a pas à tortiller chérie, la différence entre Casto et Leroy Merlin, c'est vraiment le service.."


Et qu'on passerait toujours par le sous-sol pour ne pas salir l'entrée. Et qu'on laisserait nos chaussures en bas des marches pour ne pas salir l'escalier. Et qu'on serait amis avec les voisins qui seraient si sympathiques. Et qu'on aurait un barbecue en dur et que ça serait une chance pour les enfants parce que le lotissement y serait bien sécur comme dit mon beau-frère et que..




Ô bonheur.


C'était trop affreux.


Je me suis endormie.

dimanche 8 mai 2011












Quand je repense à tous les loosers que j'ai aimé. Le regard & l'attention que je leur ai apporté. Quand je pense à ces mots que j'ai dit, plutôt que de vouloir les conserver, pour tenter de garder un peu de leur pureté.
Oui, c'est triste tous ces regrets. C'est moche, ça encombre le coeur, et c'est nul de revenir là dessus. Puisqu'on ne changera rien. Mais je crois que toutes ces merdes m'ont apporté. Au début, évidemment, j'ai cru que ça allait me tuer. Tomber amoureuse d'un homme qui finra par se marier un an après votre rencontre. Etre sous le charme d'une fille et de sa vie de lesbienne déjantée. Essayer de rendre le personnage de Dom Juan à vos pieds, et presque y arriver, si le naturel ne revenait pas au galop. Faire traverser toute la France à un garçon, juste pour vos beaux yeux.
Mais tout ça, c'est des conneries. Des histoires de gamine qui n'a jamais su ce qu'elle voulait.


S'installer à une table en bois, boire un milkshake avec les filles les plus extraordinaires que vous aillez connu dans votre foutue vie. Et rire, de tout.


"Emeline, t'avais dit que t'arrêter"


"Oui.. je sais, mais tu comprends, cette fois.."


"Ouais ouais.. J'savais bien qu'on te changerait pas."


Et ne pas en faire un drame. Continuer de boire et fumer tranquillement, avec le sourire.


Alors ouais, peut-être que je ne sais faire que ça, foncer droit dans le mur, et accélérer même. Comme la fois où je conduisais la voiture, j'ai vu que la voiture ralentissait devant moi, et j'ai accéléré. Je ne me suis pas posée de question, je n'ai pas eu de temps de réflexion. On m'a qualifié de suicidaire. C'est faux. J'aime juste tout ce qui est impossible, infaisable, conte-nature, lointain, et merveilleusement fascinant. Je voulais seulement avoir l'impression, ne serait-ce que 30 millième de secondes, que je contrôlais ma vie.

vendredi 6 mai 2011








Si je te trouve si beau, c'est probablement parce que je sais que je ne t'aurais jamais. C'est ce qui te rend attirant, et c'est aussi ce qui me plaît. Certain diront que c'est du masochisme. Ils auront probablement raison. J'ai toujours eu ce que je voulais, sans savoir réellement comment j'ai fait. Tu es le seul qui l'ai compris jusque là. Et tu es le seul qui me le fait le regretter aujourd'hui. Demain, je t'oublierai, je le sais. Demain, je rigolerai bien, en repensant à toi, à me dire qu'il faut arrêter d'accorder autant d'importance à ces petits détails, qui composent la vie de tout le monde. Tu finiras par être un lointain souvenir, rongé par le temps qui passe, un visage, une allure que j'aurais laissé traîner dans un recoin de ma tête.









"J'ai observé sous microscope le désir, la curiosité et l'érotisme se changer en amour."