img { max-width: 590px; width: expression(this.width > 590 ? 590: true); }

jeudi 11 août 2011









J'ai toujours eu du mal avec l'idée d'avancer. De tourner les pages. Laisser tomber mes vieilles habitudes de sale fille. Ne pas faire tourner en bourrique trois mecs en même temps, arrêter d'envoyer des messages d'amour à mon ex petite amie, être une nana égoïste.
Ouais, j'ai du mal à lâcher prise, ce que font les gens facilement, moi, j'ai un bloquage.



Quand le garçon que j'ai rencontré juste avant de passer mon bac me sort "on devrait recoucher ensemble", ça me met en colère et ça me rend triste. J'ai bavé dessus pendant des semaines, avant que le copain de ma meilleure amie m'ouvre les yeux, un jour "Non mais Emeline.. Sois sérieuse deux minutes, tu t'attendais à quoi en fréquentant un mec de dix ans ton aîné qui ne répond qu'à un message sur deux ?"
Ouais. Okey. Je suis une pauvre lycéenne naïve qu'on peut embobiner facilement. Alors j'ai arrêté de penser à lui.
Ca me met en colère et ça me rend triste quand le garçon que j'ai le plus aimé au monde, et qui m'a lâché pour se marier six mois après vienne me parler, après un an de silence. Qu'il vienne me poser des questions sur mon nouvel amour, sur mon bonheur, ma vie, maintenant. Pile quand je retrouve un sourire à peu près sincère.
Et puis, lui, là, il a déboulé un matin dans ma vie, comme un petit monstre énervé, qui chamboule tout sur son passage. Ca m'a plu, même si j'ai un peu eu peur. Enfin, j'ai toujours peur. Qu'il m'arnaque avec ses jolis mots, avec ses grandes envies, et son agitation de tout voir, tout faire. Qu'il parte aussi vite qu'il est rentré dans ma vie, et qu'il me laisse replonger dans mon mal toute seule. Alors je lui dis de ne me rien dire de tel, je lui dis s'il te plait, s'il te plait, ne me dis pas de jolies choses, garde les pour toi, je suis pas prete à les croire encore. Lui, il me dit que ça ne fait rien, qu'on a le temps, et que je verrais bien, qu'il va assassiner tous ces cons qui ont pourris mon cerveau à coup d'acte, à coup de patiente.

Alors je parlerai pas du bonheur. J'voudrais pour rien au monde qu'il foute le camp, que j'ouvre ma main, sans rien avoir réussi à retenir dans le creux de ma paume.

dimanche 31 juillet 2011

C'est pas la chose la plus stupide que t'aies entendue ? Elle est morte ! Morte

Tout s'enchaîne.
Mallaury vient de mourir, sur un lit d'hôpital. Ses cheveux recommenceaient à pousser sur son crâne autrefois chauve. Elle avait repris du poid. Son teint était moins jaunâtre, moins malade, elle recommençait à avoir les joues rosées.
Elle éclatait encore de rire il y a trois semaines, et je lui disais d'arrêter, j'en avais marre que tous les passants se retournent sur nous dans la rue, parce qu'elle rigolait trop fort.
J'me rappelle des heures passer sur les marches de ce lycée, à fumer nos clopes, à parler de nos vies. A parler de rien. A rire, et à se piquer nos briquets.
Elle est morte, et on se retrouve sans rien. Des souvenirs, des mots, des photos, des promesses. Mais alors, plus de peau à toucher, plus de joues à embrasser, plus de voix à écouter.
C'est ça grandir ? Apprendre à dire Adieu aux gens que l'on aime, et réaliser que jamais plus on ne les verra ?


Morte morte morte, trépassée, clamsée, décédée, morte morte morte.
Saloperie de vie
, un cancer et hop, on part, après un an de combat acharné, après des tas de sacrifices.

jeudi 28 juillet 2011

J'arrêterai de pleurer. Un jour.
















J’ai parfois écouté certaines de ses chansons comme pour enfoncer un clou dans mon cerveau trop mou, en boucle et très fort. On retourne tous au noir, sans fondu, de manière brutale et souvent grotesque. Comme elle. Brutale et grotesque. Comme ma manière de me reconnaître en elle.

Pas pour les tatouages ou les cheveux, pas pour le crack ou pour ses goûts en matière de garçons. Dans sa façon de vivre vite et fort, et de retomber toujours plus bas, toujours plus noir. Je porte surtout le deuil de l’Amy Winehouse que je porte en moi.

Celle qui comprend pourquoi on peut boire, fumer ou avaler n’importe quoi pour faire taire ce qui hurle à l’intérieur. Celle qui ne maîtrise pas totalement le sens de son humeur, son angoisse, son énergie ou sa paresse.

Celle qui essaie de ne plus nourrir sa Winehouse intérieure, au profit de choses plus lisses, plus claires. Mais moins excitantes aussi. Moins délirantes. Moins dans cette sensation de vie incroyable, quand tout te paraît possible, quand rien n’est interdit. Cette illusion d’être maîtresse du monde, cette exaltation qui s’encarne dans tes mouvements, quand tu marches plus vite qu’hier, quand tes mots sont plus drôles et ta langue plus riche, le sentiment d’être trop vivant, d’être trop lucide. Pour retomber plus loin ensuite. Et ne jamais retrouver vraiment ce même premier instant. Shoot sans aiguille.

mardi 26 juillet 2011









It's Me & You.

mardi 12 juillet 2011

Ca me tue. Ca me tue que tu m'aies abandonné pour elle. Ca me tue que l'aies épousé. Pourquoi tu t'es marié avec ? Quelle folie t'a traversé l'esprit ? Elle a quoi de plus que moi ? Elle t'a dit quoi de plus ? Pourquoi j'ai pas réussi à être à la hauteur ?
Ca fait un an que tu l'as épousé. Un an et demi que tu m'as quitté.
Et ce soir, j'en pleure encore.
Je viens de tomber sur ta nouvelle photo, celle de ton profil facebook. C'est pas le truc le plus ridicule du monde, ça ? Le lien qui nous tient aujourd'hui, c'est une page internet minable.
Cette fille, tu l'as trouvé, tu l'as épousé, fasconnée à ton image.
On avait tout. Tout pour que ça marche. Mais moi j'aurais tué pour toi, je me serais tuée pour toi.

Je t'ai tout donné, apparement même l'envie de me quitter.

lundi 11 juillet 2011

J'ai envie de m'enfouir dans tes bras, et de disparaitre.










- Alors je me dis qu'en imitant le bonheur, je finirai peut-être par le trouver.
T'es parfait, tu m'as épargné la douleur d'être née.

samedi 9 juillet 2011






"Crois Emeline, si tu tombes amoureuse de moi, je te ferais morfler."

"Ca tombe bien, je compte pas tomber amoureuse de toi."





C'est comme ça que tout a débuté.