J'ai toujours eu du mal avec l'idée d'avancer. De tourner les pages. Laisser tomber mes vieilles habitudes de sale fille. Ne pas faire tourner en bourrique trois mecs en même temps, arrêter d'envoyer des messages d'amour à mon ex petite amie, être une nana égoïste.
Ouais, j'ai du mal à lâcher prise, ce que font les gens facilement, moi, j'ai un bloquage.
Ouais, j'ai du mal à lâcher prise, ce que font les gens facilement, moi, j'ai un bloquage.
Quand le garçon que j'ai rencontré juste avant de passer mon bac me sort "on devrait recoucher ensemble", ça me met en colère et ça me rend triste. J'ai bavé dessus pendant des semaines, avant que le copain de ma meilleure amie m'ouvre les yeux, un jour "Non mais Emeline.. Sois sérieuse deux minutes, tu t'attendais à quoi en fréquentant un mec de dix ans ton aîné qui ne répond qu'à un message sur deux ?"
Ouais. Okey. Je suis une pauvre lycéenne naïve qu'on peut embobiner facilement. Alors j'ai arrêté de penser à lui.
Ca me met en colère et ça me rend triste quand le garçon que j'ai le plus aimé au monde, et qui m'a lâché pour se marier six mois après vienne me parler, après un an de silence. Qu'il vienne me poser des questions sur mon nouvel amour, sur mon bonheur, ma vie, maintenant. Pile quand je retrouve un sourire à peu près sincère.
Et puis, lui, là, il a déboulé un matin dans ma vie, comme un petit monstre énervé, qui chamboule tout sur son passage. Ca m'a plu, même si j'ai un peu eu peur. Enfin, j'ai toujours peur. Qu'il m'arnaque avec ses jolis mots, avec ses grandes envies, et son agitation de tout voir, tout faire. Qu'il parte aussi vite qu'il est rentré dans ma vie, et qu'il me laisse replonger dans mon mal toute seule. Alors je lui dis de ne me rien dire de tel, je lui dis s'il te plait, s'il te plait, ne me dis pas de jolies choses, garde les pour toi, je suis pas prete à les croire encore. Lui, il me dit que ça ne fait rien, qu'on a le temps, et que je verrais bien, qu'il va assassiner tous ces cons qui ont pourris mon cerveau à coup d'acte, à coup de patiente.
Alors je parlerai pas du bonheur. J'voudrais pour rien au monde qu'il foute le camp, que j'ouvre ma main, sans rien avoir réussi à retenir dans le creux de ma paume.
Ouais. Okey. Je suis une pauvre lycéenne naïve qu'on peut embobiner facilement. Alors j'ai arrêté de penser à lui.
Ca me met en colère et ça me rend triste quand le garçon que j'ai le plus aimé au monde, et qui m'a lâché pour se marier six mois après vienne me parler, après un an de silence. Qu'il vienne me poser des questions sur mon nouvel amour, sur mon bonheur, ma vie, maintenant. Pile quand je retrouve un sourire à peu près sincère.
Et puis, lui, là, il a déboulé un matin dans ma vie, comme un petit monstre énervé, qui chamboule tout sur son passage. Ca m'a plu, même si j'ai un peu eu peur. Enfin, j'ai toujours peur. Qu'il m'arnaque avec ses jolis mots, avec ses grandes envies, et son agitation de tout voir, tout faire. Qu'il parte aussi vite qu'il est rentré dans ma vie, et qu'il me laisse replonger dans mon mal toute seule. Alors je lui dis de ne me rien dire de tel, je lui dis s'il te plait, s'il te plait, ne me dis pas de jolies choses, garde les pour toi, je suis pas prete à les croire encore. Lui, il me dit que ça ne fait rien, qu'on a le temps, et que je verrais bien, qu'il va assassiner tous ces cons qui ont pourris mon cerveau à coup d'acte, à coup de patiente.
Alors je parlerai pas du bonheur. J'voudrais pour rien au monde qu'il foute le camp, que j'ouvre ma main, sans rien avoir réussi à retenir dans le creux de ma paume.







